Stupéfiant, aberrant ! Expliquez moi ??
Par vianney le samedi, novembre 14 2009, 11:18 - société - Lien permanent
On marche sur la tête !
Dans cet article, rédigé par Cercle Finance après la clôture de la Bourse de Paris hier, et lu sur Boursorama à l'invitation de James, je découvre atterré que :
"Les marchés redoutent par dessus tout de 'bons chiffres' qui valideraient le scénario d'une reprise en 'V': fort 'heureusement', il n'y a eu que des statistiques médiocres à se mettre sous la dent tout au long de la séance, laquelle s'est achevée dans l'euphorie générale grâce à un très mauvais indice de confiance des ménages américains au mois de novembre."
Et plus loin : "Ceci démontre que la logique des marchés est aujourd'hui très loin de ce qu'enseignent les manuels : les mauvaises nouvelles économiques constituent le meilleur carburant possible pour les matières premières et les actions....Le marché est clairement soulagé: le moral des consommateurs étant au plus bas, les ventes de Thanksgiving puis de Noël s'annoncent mal... ce qui devrait inciter la FED à rejeter tout projet de stratégie de sortie de crise durant encore de longs mois...L'autre bonne 'mauvaise nouvelle', c'est le net creusement du déficit du commerce extérieur américain (+18,2%) qui s'est établi à 36,5 milliards de dollars, contre 30,8 milliards au mois d'août."
Billet d'humeur/humour ironique ?
Descriptif lucide d'un système effroyable ?
Erreur de jugement ? Qu'en pensez vous ?



Commentaires
On pourrait répondre OUI à tes 3 questions .Pour ma part je crois comprendre que les taux d'interet peuvent rester bas et permettre ainsi aux financiers de trouver des nouveaux fonds à faibles coûts pour spéculer encore un peu plus ( pourquoi préter aux clients (entreprise ou particulier) à 5 % annuel quand on gagne 5% en quelques minutes) .La bulle spéculative se gonfle d'autant plus que l'économie réelle se dégrade . On peut bien nous enseigner que tout est affaire d'anticipation mais là , comme tu le titres, on nage de plus en plus vers le grand délire stupéfiant et aberrant
Pas si étonnant finalement! imagines que tu sois un coureur de demi-fond qui fait un infarctus pour avoir tiré un peu trop sur la corde! Tu t'arrêtes un an et tu reprends! Là tu te mets à courir au rythme qui a précipité ta chute!! Ton médecin sera inquiet, à juste titre!
Si les signes de reprises sont trop nets, les risques d'inflation deviennent réels, les taux d'intérêt vont augmenter à court terme...soit un cout élevé pour les investissements et des risques d'amputer la reprise! Reprise réelle, elle deviendrait technique !
N'avons nous pas connu les "fameuses 30 glorieuses" en période d'inflation ?
Gérard Mulliez, fondateur du groupe Auchan était l'invité du World Forum de Lille qui se tient sur le thème de l'argent responsable. Il nous a accordé l'une de ses rares interviews. A lire ce vendredi dans la Tribune.
La Tribune - Le comportement responsable des entreprises peut-il combler le fossé qui s'est creusé avec public ?
Gérard Mulliez - En général, les entreprises ont un comportement responsable. Ne croyez pas qu'une entreprise se sépare de gaîté de cœur d'un salarié par exemple. Mais il est certain que plus il y a d'écart de connaissance ou de distance, entre les actionnaires et ceux qui font le travail, plus il y a de risques de dérive. Le patron qui fait le tour de son usine tous les jours n'a pas ce problème de méconnaissance. Alors que celui qui est en haut de sa tour à New-York...D'un autre côté, le manque de formation à l'économie de beaucoup de gens est aussi en cause. Combien confondent le chiffre d'affaires avec le bénéfice par exemple. Tout le monde devrait terminer sa scolarité avec une éducation économique minimum et la connaissance de notions de base comme le bénéfice avant impôt, le compte d'exploitation, l'amortissement, etc.
- La crise a tout de même révélé des excès, comment y remédier ?
- Il faut faire passer l'homme avant le fric. Un certain nombre d'abus ont été commis car on a fait passer le fric avant l'homme. Je prône le retour à une certaine éthique et à une éthique certaine. Je constate que l'encyclique du Pape est parfaitement adaptée à cette situation car elle dit que l'argent n'est pas un but en soi.
Retrouvez l'ensemble de cette interview dans La Tribune de ce vendredi.